Direction la gare de Coutances, train à prendre à 16h39.
Arrivé à la gare: coup de stress: le train pour Caen aura 5 minutes de retard!
Oh là! j'ai une correspondance à Caen, avec 14 mns de marge: plus que 9!
5 mns plus tard, le train a maintenant 10 mns de retard! Plus que 5 mns de marge!!
il arrive enfin; je monte , m'installe, et découvre le vacarme qui m'accompagnera pendant une heure de route! Obligé de pousser ma
musique à 17 de volume alors qu'en temps ordinaire, je l'écoute à 6! Vive le confort des trains de basse Normandie!
J'arrive à Caen, et il me reste 2 minutes pour prendre ma correspondance: çà, c'est fait!!
Puis le train jusqu’à PARIS avec dans la rame une petite famille de blacks, sans gêne, avec gamin qui font des aller retour
incessants, et la gamine qui a évidemment une jeu qui fait de la musique, et qui gueule dans la rame : juste envie de les tuer tous !
J’arrive enfin gare St Lazare, direction le métro et la tour Eiffel, avec mon hotel à 800m, mais qu’il a fallu trouver, car de
nuit, pas évident.
Je le trouve enfin, pose mes affaires et me mets en quête d’un resto qui me fournirait des sucres lents.
A 100m de l’hotel, j’aperçois un resto japonais quasi vide, et j’y vais, et me régale d’un menu M15, sushi, maki et sashimi,
précédés d’une soupe et d’une salade de chou.
Puis direction le pageot après plusieurs coup de fil à ma douce, au fils et à son parrain coquin pour fixer le Rendez-vous du
lendemain pour le retrait des dossards.
Le lendemain matin, réveil à 7h 30, je regarde les essais du grand prix F1 , puis direction le petit déj, où je retrouve des
coureurs de l’ecotrail. Comment je le sais, certains portent déjà leur dossard (pour le 50km), et d’autres des boosters sur leurs mollets.
En comparaison, je suis cool en pantalon de ville et polaire.
Je remonte dans ma chambrette, me prépare et passe un survêt au-dessus, histoire de rester discret. Et direction le pied de la
Tour Eiffel, et le retrait de dossard au quai Branly, où GG me rejoint après une traversée métropolitaine de Paris en affaire de course à pied.
Récupération des dossards, inspection de l’enveloppe, fixation du bracelet coureur, recherche du ticket de RER, tour rapide des
stands exposants, et direction avec la meute vers le RER.
Attention, c’est un train court, et il arrive en bout de quai ! Et pour arriver au bout, c’est vraiment au bout !
On montera donc dans une rame et seront rejoints par le 3° du TTN 2010 Erik Clavery, et sa famille (femme et bébé : pas
évident dans une rame RER sur-bondée de coureurs, et d’usagers habituels qui hallucinent grave !)
Puis un petit tour en bus depuis la gare de St Quentin en Yvelines jusqu’à la base de loisirs, lieu de départ ! Transit
sympathique avec un échange caustique entre la chauffeuse chauffée par des coureurs pas encore échauffés !
Arrivés à la base, je crois faire ma première erreur ( qui doit avoir été celle de nombreux coureurs, vu le nombre d’abandon suite
à des douleurs d’estomac) : je remplis ma poche à eau au point d’eau de l’entrée. Etait-elle vraiment potable ? …
Puis deuxième erreur, ayant tous deux faim (il est 11h30), je prends un thé et du pain d’épice qui aura un mal fou à
passer !
On finit ensuite de se préparer sur l’herbe et dernières urines sur arbre et direction la ligne de départ pendant les interviews
de plusieurs favoris. Minute de silence courte pour Fukushima, et bientôt le départ.
Cà part vite, très vite, dans un champ à cheval, puis tour de l’étang et direction les chemins des bois des Yvelines et d’Ile de
France.
Et la çà tortille, çà monte, çà descend, mais rien de méchant encore, et les quinze premiers kms se passent bien
.
Mais je commence à avoir mal au ventre, puis faim, et je crois que je me tape une hypo. Et je commence à ralentir.
En plus, je sens une ampoule qui commence à se former sous mon gros jules du pied droit : çà c’est le résultat flagrant d’un
manque de préparation physique, et de préparation de mes pieds !
Arrive le ravitaillement du 21° kilomètre au 23° ! Oui, jusqu’au bout les deux kms rajoutés au dernier moment fausseront mon
appréciation des kms, ravitos et barrières horaires !
GG fonce sur le Coca, et je fais la bêtise de le suivre, ce qui ne me réussira pas !
Je ne prends quasi rien au ravito obnubilé par un changement de chaussette et un soin à l’ampoule !
On repart au bout d’un bon quart d’heure, et çà ne s’améliore pas, GG me traîne de plus en plus dans les montées qui ne font que
prendre de plus en plus de dénivelé : çà monte pas haut, mais çà monte droit !
Aux alentour du 30 km, je réussis fort douloureusement à convaincre GG de prendre son envol, qu’au moins un de nous deux aille au
bout. Même si celui-ci aura tout fait pour me pousser au cul et reprendre : le problème avec les ânes bâtés c’est que plus tu les pousses, plus ils freinent ! Je déconne, mais à priori,
la méthode ne marche pas, mais je le remercie d’avoir essayé de me soutenir !
La suite est une longue galère en forme de montée- tu marches/descente t’essayes de courir ! Le problème, c’est que le moral
est parti, et je m’arrêtes même un moment dans le bois alors que je suis seul et que je me pense bon dernier (ce qui n’était même pas vrai !), pour téléphoner à ma Douce !
Je repars en suite, loupe une balise et fais 500 m de rabiot aidé par deux mémés promeneuse qui me remette sur la
piste !
Puis la pluie que les premiers ne verrons pas, et qui me rince, et bizarrement me redonne le peps ! C’est reparti !
Enfin jusqu’à ce que la nuit ne tombe, que çà ne remonte sévère dans la forêt de Clamart, et que çà ne glisse grave, en montée et
en descente.
GG m’appelle pour se situer : ravito et barrière horaire bientôt atteint, et contrôle de sacs passé : je ne serai jamais
contrôlé : partis !
Je fais l’élastique avec un petit groupe qui joue avec la barrière horaire de façon calculé ! Risqué !
Je rentre dans Meudon, et là je connais (ancienne étude d’Hélène)
Je monte à l’observatoire, et vue sur la Tour Eiffel, qui me semble impossible à atteindre. Avec un compagnon de galère depuis
quelques hectomètres, et qui me suivra encore deux bornes, je marche, à environ 6 km/h, mais je marche, et ce malgré la boue, la nuit et le brouillard qui se lève.
Puis tournicoti-tournicota dans le bois avant Chaville, et après avoir évité un bon millier de grenouilles ou crapaud des bois, je
rattrape mon petit groupe de joueur de limite horaire : pour eux comme moi, c’est cuit, mais moi je le savais depuis un moment, et çà ne faisait pas parti d’une stratégie !
Je les distance même, et arrive sur une route d’où je vois un bus en warning à droite, puis le parcours qui semble continuer en
face. Me croyant encore paumé, je fais quinze mètres vers le bus pour me renseigner, puis sur le côté j’aperçois de l’éclairage, et une structure
gonflable : demi-tour et montée en courant vers le ravito qui sera mon stop au Km 56,790 !
Je choppe une bouteille de coke, quelques morceaux de fromages, et on me dit de prendre le bus parce que le prochain sera dans un
bon moment.
Sauf que moi, je calcule que si je rentre suffisamment tôt, je peux arriver à la tour Eiffel, prendre une douche (peut-être), voir
même rentrer à l’Hotel me changer et retour à la Tour pour accueillir GG : Et bien, c’est comme çà que çà va se passer !
J’aurai le temps pour tout et arriverai bien en avance pour voir GG en bas (la Tour étant désormais fermée hormis pour les
coureurs (ce que je trouve regrettable pour l’accueil des coureurs au sommet qui pourrait être plus chaleureux si les suiveurs pouvaient monter !)
J’ai même pris ma bouteille de coke pour le GG !
Le Voilà:
Je l’attends ensuite en bas, le congratule, puis le raccompagne au stade pour qu’il se change.
Ensuite, je m’improviserai héleur de taxi pour GG, afin qu’il re
tourne chez Freddy sereinement et victorieusement !
Moi:
Grom:
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