Rando

Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 09:25

 

Sans être spécialiste en météo, chacun peut constater que la canicule n'est plus un phénomène rare, elle devient la règle, même dans le nord de la France jusqu'alors épargné.  Autant dire qu'il faut penser à changer ses habitudes de vie et ses comportements comme randonneur.

Les effets de la forte chaleur sur l'organisme

La forte chaleur perturbe la régulation thermique du corps qui doit :
impérativement maintenir sa température centrale aux environs de 37° pour assurer le bon fonctionnement des organes.
maintenir aussi  constant que possible le  pourcentage d'eau, soit 70% ; cette  eau qui baigne les cellules, fluidifie le sang et, dans le cas qui nous occupe,  permet la transpiration qui rafraîchit l'épiderme et surtout évacue la chaleur interne en excès.

Si on n'y prend pas garde, la déshydratation et l'augmentation de la température corporelle peuvent rapidement poser problème, en particulier pour les plus  fragiles, les personnes âgées, les malades et les enfants. 

Les conséquences sont plus ou moins graves :
Les crampes de chaleur, qui arrivent au cours de l'effort intense. Boire et se reposer, et il n'y paraîtra plus.
L'insolation est le degré au-dessus: la personne est pâle et prostrée, sa peau moite. Là encore, repos et hydratation abondante.
Le coup de chaleur hyperthermique qui peut survenir en ces périodes caniculaires. Accident grave, parfois mortel, la personne est plus ou moins consciente, épuisée, sa peau est sèche et chaude. Il s'agit d'une véritable urgence médicale, qui demande une réhydratation par des perfusions sous contrôle en milieu hospitalier. Ce sont en fait des accidents dus à une mauvaise hydratation plutôt qu'à la chaleur.

La prévention, la règle n°1 : seule une bonne prévention va réduire le risque quasiment à zéro.  Comment faire  dans la vie de tous les jours et au cours des randonnées ?

A la maison au jour le jour
Isoler la maison de la chaleur extérieure est la règle maîtresse.
Bien fermer fenêtres et volets  dans la journée ; ouvrir largement dès que la température extérieure devient inférieure à celle de la maison.
Vivre dans les  pièces les moins exposées au soleil.
Porter des vêtements légers
Se rafraîchir la peau par tous les moyens, plusieurs fois par jour : douches ou bains à l'eau fraîche,  linges mouillés...
Pas de travail physique aux heures les plus chaudes, quitte à se lever plus tôt, » à la fraîche », et se coucher plus tard, quand il fait meilleur.
Manger léger, pour ne pas demander à l'organisme un gros effort de digestion : fruits, légumes, laitages sont bien adaptés, ils sont riches en eau et sels minéraux.

Le plus important : boire avant d'avoir soif, quelques gorgées toutes les 20 minutes, c'est mieux qu'une grande rasade de temps en temps  pour bien assimiler  la boisson.  Même sans rien faire, l'organisme perd beaucoup d'eau, sans qu'on s'en aperçoive. En s'évaporant, la sueur évacue ce surplus de chaleur du corps, même sans que l'on s'en aperçoive. En fin de journée, il n'est pas rare d'avoir absorbé 4 à 5 litres de liquides !!

Voilà des conseils excellents, direz-vous. Mais le randonneur, comment doit-il se comporter s'il s'est lancé sur les sentiers ?

En randonnée
Les risques sont les mêmes, mais aggravés : on  se trouve à l'extérieur,  exposés sans protection à la chaleur. L'effort fourni  va encore en fabriquer beaucoup.D'abord s'organiser autrement : c'est du ressort de l'animateur :
Annuler la sortieprévue, surtout si le parcours est sans ombre  ou si l'approvisionnement en eau fait défaut  sur le chemin.

A défaut :
Autant que possible, choisir des parcours ombragés.
De toute façon, raccourcir le parcours, parce qu'on marche plus lentement pour produire moins de chaleur.
Partir plus tôt le matin, et s'arrêter  aux heures les plus chaudes (13 à 16 heures)
La pause ? à l'ombre, naturellement

Et le randonneur de base ? Quelles règles ?
Pas question de faire sa première expérience de randonnée, surtout sans entraînement
Partir seulement si l'on est en pleine forme, bien reposé
Porter  obligatoirement un chapeau, de bonnes lunettes de soleil, et une crème protectrice
Porter des vêtements  aérés, confortables, légers mais qui couvrent bien, surtout si on n'est pas encore bronzé
Manger léger, des sucres rapides (fruits, fruits secs, barres de céréales) pour soutenir l'effort ; pas de nourriture lourde ou grasse (de toute façon, difficile à transporter quand il fait chaud)
Se rafraîchir aussi souvent que possible. A chaque  point d'eau, s'asperger et surtout  bien mouiller son chapeau.
S'hydrater, c'est le maître mot de la  prévention.
Bien boire avant le départ de la randonnée
S'astreindre à boire souvent, toutes les 20 min de petites quantités (4 à 5 gorgées). L'animateur veille à ce que tout le monde respecte cette consigne, même ceux qui n'ont pas soif.
Emporter dans le sac 2 litres de boisson et se réapprovisionner à chaque occasion (fontaine, source, eau vive). Si on n'est pas sûr de la  potabilité de l'eau, ne pas hésiter à ajouter  une tablette désinfectante qu'il faudra laisser agir une heure avant de consommer.

Plusieurs litres d'eau, ce n'est pas trop ? Non.
Si on a la curiosité de se peser le matin et le soir après la randonnée, on peut constater une perte de poids  qui peut aller jusqu'à plusieurs kilos, essentiellement de l'eau. Le corps est en déficit, déficit à compenser par la boisson en cours de randonnée et après l'étape. Il n'est alors pas rare de consommer 5 à 7 litres  d'eau  à l'occasion d'une randonnée « chaude ».

Attention : En cas de fatigue anormale ou précoce, il faut renoncer à poursuivre la randonnée  pour éviter le pépin grave.

Que boire ?

Tout ce qui contient de l'eau :
Jusqu'à 3 litres, l'eau plate fera l'affaire, elle est bien absorbée et compense correctement les pertes. Au-delà, elle est moins bien absorbée : rajouter 15 à 25 gr de sucre par litre d'eau, en coupant  avec un quart à un demi-litre de jus de fruit par exemple,   Ou, avec  des boissons énergétiques, mais avec précaution pour ne pas dépasser les besoins énergétiques, vu les quantités ingérées.

Penser à  compenser un peu les pertes en sels minéraux en ajoutant 1g à 1,5g de sel par litre, pas fameux  mais efficace !
Ou boire de temps en temps une boisson gazéifiée ;  des astuces pour ralentir l'élimination de l'eau absorbée.

Autre bonne solution si l'on n'en exagère pas la consommation : une canette de Coca normal, à boire en alternance, par exemple une fois le Coca, trois fois 'eau. Le Coca apporte les sucres et les sels minéraux nécessaires entre les rations d'eau.Le soir, si vous avez perdu du poids par rapport au matin, vous êtes en  déficit d'eau, il faut compenser : Buvez, buvez tout ce qui peut vous faire plaisir et qui contient de l'eau !! Jus de fruit, eau, pastis très dilué, et pourquoi pas la soupe ou encore la tisane si prisée par nos grands-mères ! En la matière, chacun a ses »trucs »et ses préférences, à respecter tant que la règle d'or est appliquée : l'eau consommée doit être compensée.

Comment savoir si on a bu assez ?
Doit-on se fier à la sensation de soif ? Non, il faut savoir observer ses urines : quand elles deviennent moins abondantes ou plus foncées, on n'a pas bu assez.

En résumé, que retenir pour le randonneur ?
Prévenir les pépins graves par :
• L'hydratation abondante, priorité absolue
• L'adaptation de la pratique de la randonnée : rechercher les heures les plus fraiches et s'arrêter aux heures les plus chaudes, rafraichir la peau par tous les moyens.

Par Ultrakév - Publié dans : Rando
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 16:23

 

 

Pouquoi pas ?

 

La marche est une activité sportive d’endurance mais peu intense, très bien adaptée à l’organisme de l’enfant en perpétuelle croissance.
Peu onéreuse, elle peut rassembler la famille, les amis. En randonnant,  l’enfant va apprendre l’autonomie,  adopter des comportements citoyens et responsables : solidarité, partage, respect de l’environnement,…
 
Il va découvrir la nature concrètement, sur le terrain, il va gérer avec les adultes les aléas  et surprises d’une rando ( Qui ne se souvient de l’averse diluvienne qui nous avait fait  enfiler les capes en catastrophe avant de nous réfugier sous le porche accueillant, en attendant l’éclaircie ? Comme l’air sentait bon alors l’herbe mouillée !). Naturellement,  les adultes doivent eux-mêmes être convaincus et motivés par la randonnée avec des enfants. Quelques conseils permettront de bien préparer la rando pour qu’elle reste un moment de plaisir familial.

A partir de quel âge et quel type de randonnée ?

Le tout petit
Pas d’âge minimum, le tout petit est porté par un adulte, mais attention de ne pas dépasser 2 heures de portage d’affilée.
Dans un porte bébé , l’enfant est immobile :  il vaut mieux éviter de sortir par temps trop froid ou trop chaud. (et de toute façon, bien le protéger, en particulier du soleil.
Evitez de dépasser  les 2000 m. d’altitude ; si votre enfant fait de nombreuses otites et rhinopharyngites, parlez en à votre médecin de famille avant de partir.

Entre 4 et 8 ans
On peut envisager des balades plus longues en comptant une moyenne de
1 km/h  pour les plus jeunes jusqu’à 3 km/h (hors pauses) pour les plus grands.
L’enfant peut marcher de   3km  pour les plus petits jusqu'à 12 km pour les plus grands.
Il peut aller jusqu’à 2200 - 2500 m. d’altitude,  s’il  n’a pas de problème respiratoire ou ORL particulier ( en cas de doute, en parler à son médecin).

Entre 8 et 12 ans
L’enfant peut marcher jusqu’à 15 km par jour , on peut envisager des circuits de plusieurs jours.

Au delà de 12 ans
La randonnée se rapproche de celles des adultes. Plus l’enfant aura été habitué à marcher, plus il aura les capacités physiques de  vous accompagner  (et bientôt c’est vous qui essayerez de le suivre !) Le problème n’est pas physique mais plutôt psychologique, la motivation est essentielle. Souvent la présence de copains/copines aidera beaucoup au bon déroulement et à l’ambiance de la rando. Pensez aussi à favoriser les sorties hors du cadre familial, en  ménageant tout de même quelques excursions en famille.

 Quel équipement ?
 
Avant tout, de bonnes chaussures de randonnée même pour les petits : semelle épaisse et crantée, tige montante ; vous avez le choix des matériaux : goretex ou sympatex pour l’imperméabilité, cuir ou fibre synthétique rigide pour le maintien.
Des chaussettes en coton.
Des vêtements solides, légers ;  pensez à la pluie et au soleil : le bob à bord large est bien adapté à la randonnée. Et le coupe-vent.
 N’oubliez pas la gourde (0,5 litre pour que cela ne soit pas trop lourd).
Il faudra  prendre des jeux et aussi le nounours pour les plus petits !
 
Mais où mettre tout ça ? dans un sac à dos bien sûr ;
Dés 4 ans,  votre enfant doit avoir son sac, c’est l’accessoire  incontournable  du randonneur !
Même si au début le sac sera plutôt symbolique, il désigne  votre enfant  comme « randonneur » , il se sentira comme les grands.
Ce sac sera rembourré au dos et aux bretelles, pensez à la ceinture ventrale. 
 
De 4 à 8 ans l’enfant peut porter jusqu’à 3 kilos, de 8 à 12 jusqu’à 5 kilos.

 

Quand faire des pauses ?
Environ 10 à 15 minutes toutes les heures et en profiter pour boire

Ne pas repartir au moment où les derniers arrivent !
Prolonger pique nique prolongé lors des randonnées à la journée.

Que faire en cas de fatigue ?
Ralentir l’allure, vérifier que l’enfant n’a pas mal au pied, qu’il a bu suffisamment, qu’il n’a pas de fringale.
Faire des pauses plus fréquentes et surtout trouver des dérivatifs : chants, jeux.. Un enfant qui se dit fatigué peut ressentir de la lassitude, de l’ennui  plus que de la fatigue, si le parcours est  monotone. Mais  vérifiez bien  qu’il n’existe pas un vrai problème.
Tenez compte de la fatigue des enfants lors de l’organisation de la prochaine sortie.

La trousse de secours
  Le contenu de la trousse du randonneur : Pensez à prendre les médicaments spécifiques de vos enfants. En cas de doute sur  les dosages,  demandez des précisions  à votre médecin ou votre pharmacien.

Par Ultrakév - Publié dans : Rando
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 14:20
C'est une histoire qui circule fréquemment dans les groupes de randonneurs marchant en forêt. Il ne faudrait plus ramasser ni manger les myrtilles, mais aussi les fraises des bois, les framboises, voire les pissenlits et les salades sauvages...
Qu'en est-il exactement ?
Le docteur Eric Bosc, médecin de la FFRandonnée, lève un peu le voile sur ce mystère des sous-bois.
Doit-on craindre pour sa santé, lorsqu'on croque une myrtille ou une fraise des bois ?
Oui, c'est exact, il existe une maladie grave à évolution très lente, appelée “échinococcose alvéolaire”. Cette maladie est liée à la présence, chez l'homme, d'œufs issus d'un parasite de la famille du taenia : l'échinocoque. Le cycle de ce parasite fait intervenir le renard et le chien domestique, mais aussi les petits rongeurs. C'est en mangeant des baies sauvages souillées par des déjections de renard, ou au contact de son chien, que l'homme peut être contaminé accidentellement. Il peut développer, après dix ou vingt ans d'évolution, une maladie grave touchant essentiellement le foie et les poumons.

Cette maladie fait-elle beaucoup de victimes ?
L'échinococcose alvéolaire est une maladie rare. On déplore dix à vingt nouveaux cas par an en France, surtout en Franche-Comté, Lorraine, Rhône-Alpes et Auvergne. Il semble que des basses températures hivernales soient nécessaires pour le développement du cycle parasitaire.

Doit-on renoncer à ces fruits défendus ou existe-t-il un moyen de prévention ?
Il existe en effet un moyen de prévention. Si le froid ne détruit pas le parasite, et serait peut-être même favorable à son développement, la chaleur, elle, détruit le parasite à 60°C. Mieux vaut donc cuire les baies sauvages, pour réaliser d'excellentes tartes ou confitures, que les consommer crues et à la cueillette, spécifiquement dans les régions à risque.
Par Ultrakév - Publié dans : Rando
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 12:18
En France le nombre de morsures de vipères est estimé à 1000 par an.
Les deux espèces de vipères les plus fréquemment rencontrées sont :
la vipère péliade (Vipera berus) au "nord de la Loire".
la vipère aspic (Vipera aspis) au "sud de la Loire".

La vipère vit essentiellement dans la rocaille, les herbes sèches et au bord de l’eau. Elle est active de mars à octobre, plus ou moins en fonction de la température extérieure.
Elle capture ses proies en les mordant et en injectant du venin. Il contient des toxines qui immobilisent puis tuent la proie, et des enzymes qui la digèrent.

 

Plusieurs niveaux de gravité
Une morsure de vipère n’a pas toujours le même niveau de gravité: Comment se manifeste la morsure ? On voit deux points distants de 5 à 8 mm (la trace des deux crochets) situées à l’extrémité d’un membre, cheville ou poignet.
Stade 0 ou " morsure blanche " : Pas d’œdème, pas de douleur, il n’y a pas eu d’injection de venin.
Stade 1 : l’œdème apparaît localement sans dépasser la cheville ou le poignet. Pas de signes généraux.
Stade 2 précoce : des signes généraux apparaissent en moins d’une heure: diminution de la tension artérielle, sensation de malaise, signes allergiques (gêne à la respiration, gonflement de la gorge, rougeur de la peau …).
Stade 2 tardif : le gonflement de la peau s’étend à la jambe ou au bras. D’autres signes apparaissent : ganglion au niveau de l’aine ou de l’aisselle, hématome au niveau de la morsure ou apparition de points rouges au niveau de la jambe ou du bras.
Stade 3 : l’œdème s’étend au thorax ; atteintes rénale et pulmonaire, troubles de la coagulation sanguine ...

 

Les traitements

Ce qu’il ne faut pas faire :
inciser la peau, sucer les plaies, mettre un garrot.
l’Aspivenin n’a pas fait la preuve de son efficacité car le venin pénètre en profondeur dans l’hypoderme.
injecter de l’héparine ou des corticoïdes.

Ce qu’il faut faire :
désinfecter la plaie.
enlever bagues et bracelets qui peuvent faire garrot en cas d’œdème.
immobiliser la jambe ou le bras.
traiter la douleur.
vaccination et immunoprophylaxie antitétaniques chez le sujet non protégé.

Quand faut-il hospitaliser ?
Stade 0 : ne rien faire de spécial; sans injection de venin, une aggravation est improbable.
Stade 1 : hospitalisation de 24 heures, l’évolution est imprévisible ; le traitement sera fonction des symptômes.
A partir du stade 2 : hospitalisation, en transport médicalisé, pour 3 à 4 jours avec immunothérapie antivenimeuse. Surtout chez la femme enceinte, le venin est un poison pour le fœtus.

 

Par Ultrakév - Publié dans : Rando
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 09:16

En randonnée, mieux vaut avoir les bonnes cartes en mains. Elles sont l'atout maître du randonneur au même titre que le topo-guide. Sur un itinéraire balisé, ou hors sentier, lire la carte et le paysage est indispensable pour se situer et s'orienter. Un exercice simple et à la portée de tous.
 
 
Tous les randonneurs vous le diront. Préparer sa rando, la carte étalée sous les yeux, c'est déjà le commencement du voyage et du rêve. Une fois sur place, la principale difficulté tient au fait que la carte est une représentation du terrain vue du ciel, en réduction et schématisée. Elle montre le terrain sur un seul plan : le plan horizontal. Alors que le randonneur le voit depuis le sol, en “vraie grandeur” et en une succession de plans verticaux. Faire la relation entre la carte et le terrain demande donc un réel effort d'attention et une certaine gymnastique d'esprit. Mais seulement cela !
 
LIRE LA CARTE
Loin de brouiller les cartes, le dessin au trait et l'ombrage permettent une lecture quasi immédiate des formes du terrain, alors que les couleurs indiquent sa nature (vert pour la végétation; bleu pour l'hydrographie; orange pour les courbes de niveau; noir pour les voies de communication, constructions...). Les zones ombrées, portées sur les pentes ou les versants, donnent l'impression du relief et favorisent grandement la perception des formes générales du terrain en soulignant les crêtes, alors que les cours d'eau déterminent les creux. Les courbes de niveau complètent le relief général donné par l'ombrage et le dessin au trait, en définissant les volumes et les formes générales du terrain. Ce n'est qu'à force d'habitude que l'on parvient à une bonne interprétation du modelé qu'elles représentent. Cette capacité de lecture favorise une grande efficacité dans l'orientation. Encore une fois, l'observation fréquente et attentive de la carte en comparaison avec le terrain est le meilleur moyen pour parvenir à une excellente “lecture” de ses formes. C'est aussi le seul !
 
SE SITUER SIMPLEMENT
A vous de jouer ! Les trois méthodes décrites ci-après permettent de se situer par simple observation, à l'aide des lignes et des repères du terrain. Elles consistent en fait à orienter la carte à l'aide des lignes naturelles et des repères du terrain pour se situer par rapport à eux.
 

 

Se situer avec une ligne et un repère
1. Identifier sur la carte la ligne du terrain sur laquelle on se trouve.
2. Tourner la carte de manière à mettre cette ligne dans la même direction que sur le terrain. La carte est orientée.
3. Identifier sur la carte un repère visible sur le terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte pour que le repère représenté se trouve dans la direction où on le voit sur le terrain.
5. Se situer sur la carte, à l'intersection de la ligne avec la direction vers le repère, reportée visuellement.
 
Se situer avec deux lignes
1. Identifier sur la carte une première ligne visible sur le terrain.
2. Tourner la carte de manière à placer cette ligne dans la même direction que sur le terrain. La carte est déjà grossièrement orientée.
3. Identifier sur la carte une seconde ligne du terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte en plaçant la seconde ligne dans la même direction que sur le terrain.
5. Se situer sur la carte à l'intersection des deux lignes.
 
Se situer avec deux repères
1. Identifier sur la carte un premier repère visible sur le terrain.
2. Tourner la carte de manière à aligner ce premier repère dans la direction où on le voit sur le terrain. La carte est déjà grossièrement orientée.
3. Identifier sur la carte un second repère visible sur le terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte pour placer le second repère dans la même direction que sur le terrain.
5. Se situer sur la carte, à l'intersection des deux directions reportées visuellement.
 
IL FAUT AN-TI-CI-PER !
Anticiper, c'est prévoir ! C'est-à-dire voir sur la carte, avant de voir sur le terrain. Cette manière de faire ne complique pas l'orientation. Bien au contraire. En “devinant” ce que l'on va trouver, on s'évite les (mauvaises) surprises. A tout moment, on est capable de suivre sa progression et de se situer. On peut constater plus facilement les éventuels oublis de la carte, ses propres erreurs d'appréciation et réévaluer ses temps de parcours... On prend véritablement en main sa randonnée, sans se laisser guider aveuglément par le chemin ou le balisage. Pour cela, la carte doit être consultée régulièrement. C'est aussi de cette manière que l'on acquiert les meilleures compétences en lecture de carte et en orientation visuelle. Et une bonne maîtrise dans la préparation et la conduite de ses randonnées.

Par Ultrakév - Publié dans : Rando
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